Skip to content

Intoxication mortelle à l’iboga: quantification de l’ibogaïne et de l’ibogamine dans des racines d’ibogaet dans des prélèvementspost-mortempar CPG-SM/SM

Cédric Mazoyer, Jérémy Carlier, Michel Péoc’h, Catherine Lemeur, Alexandra Boucher, Fabien Bévalot, Jérôme Guitton, Yvan Gaillard

Annales de Toxicologie Analytique January 1, 2012 DOI: 10.1051/ata/2012001 via OpenAlex

Summary

AI-generated from the abstract

A 27-year-old man with a history of drug addiction died about twelve hours after ingesting powdered iboga root during a detoxification program. The main alkaloids ibogaine and ibogamine were measured in the powder and in biological fluids collected at the scene and during autopsy. Concentrations in peripheral blood taken at the scene, peripheral blood from autopsy, urine, and gastric fluid ranged from 0.65 to 53.5 µg/mL for ibogaine and 0.05 to 4.34 µg/mL for ibogamine. The powder contained 7.2% ibogaine and 0.6% ibogamine. Additional toxicological tests revealed concurrent use of diazepam and methadone, supporting the conclusion that death resulted from a mixed overdose with ibogaine as the primary toxic agent.

Study at a glance

Characteristics Case study Case report Peer reviewed
Sample size 1
Population A 27-year-old male with a history of drug addiction
Keywords Medicine
Citations 2
Key finding Death resulted from a mixed overdose involving ibogaine, diazepam, and methadone.

Abstract

Objectif :Tabernanthe iboga, ou iboga est un arbuste issu des régions africaines équatoriales dont la racine est couramment consommée pour ses propriétés stimulantes et hallucinogènes. L’ibogaïne, principal alcaloïde de la plante, est à l’origine de ses effets psychotropes. Nous rapportons le cas d’un homme de 27 ans, traînant un lourd passif de toxicomane, retrouvé mort en 2006, une douzaine d’heures après l’ingestion d’une poudre de racine d’iboga dans le cadre d’un stage de désintoxication. L’ibogaïne et l’ibogamine ont été identifiés et quantifiés dans la poudre ingérée et dans les fluides biologiques prélevés lors de la levée de corps et de l’autopsie. Méthodes : L’analyse a été réalisée en chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en tandem (CPG-SM/SM impact électronique-trappe d’ions) après une étape d’extraction liquide-liquide pour les liquides biologiques. Résultats : L’ibogaïne et l’ibogamine ont été mesurées respectivement à 0,65, 1,27, 1,71 et 53,5 µg mL–1 et à 0,05, 0,10, 0,12 et 4,34 µg mL–1 dans le sang périphérique prélevé lors de la levée de corps, le sang périphérique, les urines et le liquide gastrique issus de l’autopsie. La poudre a été titrée à 7,2 et 0,6 % pour l’ibogaïne et l’ibogamine, respectivement. Conclusion : La présence, dans tous les prélèvements biologiques, des deux molécules recherchées est cohérente avec l’absorption récente de racines de Tabernanthe iboga. La consommation conjointe d’autres dépresseurs du système nerveux central (diazépam et méthadone), mis en évidence par des analyses toxicologiques complémentaires, confirme l’hypothèse d’un décès dont l’origine serait due à une surdose mixte dont le principal toxique est l’ibogaïne.

Comments

No comments yet.

Log in to comment