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Altérités liminales. À propos de quelques usages contemporains de plantes psychotropes

Christian Ghasarian

Drogues santé et société November 13, 2017 DOI: 10.7202/1041853ar via OpenAlex

Summary

AI-generated from the abstract

This article examines representations, discourses, and practices surrounding several psychoactive plants originally used in shamanic contexts worldwide and now reappropriated in a quest for self. After briefly reviewing the sociocultural circumstances and individual reasons for this investment in postindustrial societies—reconnection with nature, self-work, personal development, search for intense experiences, and a valued relationship with the unknown—it presents a particular current within contemporary alternative spiritualities: the neo-shamanic approach, with action models inspired by shamanisms but reformulated for an audience lacking their common sense.

Study at a glance

Characteristics Theoretical or philosophical paper Peer reviewed
Keywords Humanities Sociology Political science Art
Citations 2
Key finding Neo-shamanic use of psychoactive plants in postindustrial societies is distinguished from recreational drug use by its framing as introspective work and its transformative, teaching impact on participants, despite sometimes distressing experiences.

Abstract

Cet article traite des représentations, discours et pratiques liés à quelques plantes psychotropes initialement employées dans les contextes shamaniques à travers le monde et désormais réappropriées dans le cadre d’une quête de soi. Après un bref retour sur les circonstances socioculturelles et les raisons individuelles de ces investissements dans les sociétés postindustrielles (reconnexion avec la nature, travail sur soi, développement personnel, recherche d’expériences fortes, rapport valorisé à l’inconnu, etc.), il présente un courant particulier dans l’offre des spiritualités alternatives contemporaines : l’approche néo-shamanique, avec ses modèles d’action inspirés des shamanismes, mais reformulés pour un public qui n’en possède pas le sens commun. La description de situations concrètes de ces prises de plantes psychotropes, illégales dans la plupart des pays, est suivie par celle des expériences vécues par les personnes les ingurgitant sous forme de breuvage. Bien qu’elles puissent parfois être pénibles, voire effrayantes psychologiquement ou physiquement, les expériences en jeu, liminales, dans un entre-deux de la conscience, sont fortes et quasiment toujours rétrospectivement envisagées comme « enseignantes » et transformatrices par les personnes impliquées. La notion de « travail » introspectif, systématiquement mobilisée et l’impact que ces expériences peuvent avoir dans leur existence distinguent ainsi ces substances psychotropes de l’usage ludique de celles communément classées dans la catégorie des drogues.

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